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Elus et candidats à la croisée des chemins


KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Ils sont désormais connus. Au total 559 partis politiques et 77 Regroupements Politiques ont vu leurs noms, adresses et arrêtés d’enregistrement publiés dans le Journal Officiel daté du 30 avril 2018.
Si l’ensemble de partis politiques – de l’UDPS à l’UNC en passant par le PALU sont en regroupement – deux partis membres de la Majorité Présidentielle, le parti présidentiel PPRD de Emmanuel Ramazani Shadari et l’ACO de Patrick Bologna Rafiki n’ont pas eux estimé devoir entrer dans un regroupement sûrs qu’ils obtiendront le seuil d’éligibilité sans coup férir. Mais ces listes réservent bien de surprises.
Tous voulaient – tous réclamaient – les scrutins. Les voilà qui, jour après jour, arrivent au galop. Rien n’empêche plus élus (actuels) et candidats de prendre la course. Mais voilà que bien de choses bloquent. D’abord l’absentéisme caractérisé qui fait risquer l’invalidation de mandat, ce qui rendrait des portefeuilles encore plus difficiles. Aller aux élections? D’accord! Mais avec quoi en poche? Il y a des droits non remboursables à verser au trésor, à l’inscription. Et il y a la campagne proprement dite… Ce n’est pas toujours facile.
Parmi les députés visés et dont le mandat court, nombreux détiendraient étrangement des justifications… médicales. Parmi les vingt cas traités par une commission ad hoc figure l’ancien ministre PALU du Budget et Premier ministre Adolphe Muzitu Fumunji, candidat non déclaré Président de la République. Muzitu aurait fait parvenir en catastrophe deux attestations de maladie couvrant la période de ses absences (fin 2016 et 2017). La commission que préside le député UNC Jean Baudouin Mayo Mambeke a vu atterrir un assistant de Muzitu.
Le but est de tenter d’éviter des sanctions conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Au total, 132 élus sont réputés absentéistes aux sessions parlementaires depuis le début de la législature en cours en 2012.

BAUDOUIN MAYO MAMBEKE EN COLERE.
Outre Muzitu, il y a Ne Mwanda Nsemi, Dany Banza, Sherushago, Makutu, Lofimbo. Quant à Sam Bokolombe, Didier Molisho, Shelina Mwanza, Jacques Mokako et Moghole, etc., ils ont su brandir des justifications acceptables. Reste le député Franck Diongo condamné en 2016 et détenu. Son cas sera traité conformément à l’article 110 de la Constitution.
En juin 2013, des députés dont Diomi Ndongala, Antipas Mbusa Nyamwisi, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Claude Iringa et Jean Maweja avaient été invalidés pour absentéisme.
En attendant, sur proposition du bureau de la Chambre basse, trois députés sont passés à la trappe: l’ECIDé Martin Fayulu, l’ARC Olivier Kamitatu Etsu et l’ex-PPRD Francis Kalombo ont été invalidés.
Ce qui a fait voir rouge Jean Baudouin Mayo Mambeke. Baudouin Mayo a vite fait d’accuser le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoku, d’avoir trafiqué le rapport de la commission qui n’aurait proposé l’invalidation d’aucun député.
Ce juriste très politisé aurait oublié les dispositions de la Constitution (art. 110 modifié de la Loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution) qui stipule que le mandat de député «prend fin par l’absence non justifiée et non autorisée à plus d’un quart des séances d’une session».
Il est impensable que des députés prompts à réagir contre des actes de malgouvernance dont se rendent coupables d’autres acteurs de la gestion publique soient restés absents pendant autant d’années (pour certains) des salles des plénières en continuant néanmoins à toucher sans broncher leurs émoluments.
Francis Kalombo lui, a, plié bagages du… PPRD du coup, de la Majorité Présidentielle. Depuis trois ans. Il a néanmoins attendu des années plus tard, lundi 7 mai 2018, pour en faire l’annonce.
Expliquant autour de lui qu’il s’était toujours arrangé pour faire parvenir des attestations… «fake» mais sans que nul ne se soit rendu compte de quoi que ce soit! Prétextant être «parti en mission de veille…». De qui?
Autre problème qui touche les députés, la publication de l’annexe à la loi portant répartition des sièges, certainement le dernier acte avant la tenue des scrutins annoncés pour le 23 décembre en cours. Du coup, partis politiques et regroupements politiques se mettent en ordre de bataille.
Mais, là aussi, il y a les règles du jeu électoral. Comment y aller? Avec qui? Et voici que le Journal Officiel publie dans son numéro spécial daté du 30 avril 2018 la liste des partis et regroupements politiques admis à concourir aux élections du 23 décembre prochain. Livraison parue le 10 mai dernier qui réserve bien de surprises.
Au total, 559 partis politiques et 77 Regroupements Politiques ont vu leurs noms, adresses et arrêtés d’enregistrement publiés.
Si l’ensemble de partis politiques – de l’UDPS à l’UNC en passant par le PALU, Parti Lumumbiste Unifié, sont en regroupement – deux partis membres de la Majorité Présidentielle, le parti PPRD représenté par Emmanuel Ramazani Shadari et l’ACO de Patrick Bologna Rafiki n’ont pas estimé devoir entrer dans un regroupement, sûrs qu’ils obtiendront le seuil d’éligibilité sans avoir besoin d’une voix d’un candidat d’un autre parti politique.
Alors qu’il est sur papier membre allié de la Majorité Présidentielle, le PALU se trouve dans un regroupement de huit partis conduits par Wolf Christian Giamona qui venait d’être défenestré après moins d’un mois d’exercice comme Secrétaire permanent du PALU.

«ENSEMBLE»: PAS DE LEGALISATION.
Les prochains scrutins auront à compter quatre UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social): UDPS/Tshisekedi dirigée par Félix Tshisekedi, UDPS/Tshibala dirigée par l’ex-vice ministre aux Finances, le neurologue Tharcisse Loseke, UDPS/Rénové ou Le peuple de Valentin Mubake, UDPS/Kibassa du fils Kibassa, le nommé Augustin Kibassa Maliba. L’homme clé de la plate-forme Ensemble pour le Changement de Moïse Katumbi Chapwe, Pierre Lumbi Okongo, a définitivement perdu son Mouvement Social pour le Renouveau qui fut l’un des sept partis politiques ayant rejoint le richissime ex-gouverneur du Katanga. Le MSR est désormais le parti du Député du Sud-Kivu François Rubota Masumboko.
S’agissant de la plate-forme «Ensemble pour le Changement» née tout récemment en Afrique du Sud, elle n’a pas à ce jour d’existence légale et Moïse Katumbi Chapwe pourrait ne pas s’en servir pour son combat électoral. L’ex-gouverneur du Katamba pourrait néanmoins participer aux élections via ses trois plates-formes ci-après: AR (Alternance pour la République) de Delly Sessanga, G7 (Groupe des 7) de Pierre Lumbi Okongo et AMK (Alliance des Mouvements Kongo) de Claudel-André Lubaya. ces trois regroupements politiques sont d’ailleurs membres de «Ensemble pour le changement» qui porte la candidature, la vision et le programme de Moïse Katumbi Chapwe.
La CDC, Convention des Démocrates Chrétiens se retrouve scindée en CDC/Kiakwama (du député Gilbert Kiakwama Kia Kiziki) et en CDC/Mokonda du sénateur Florentin Mokonda Bonza et, du coup, le divorce est consommé entre ces deux hommes. Florentin Mokonda Bonza a pris la tête d’un regroupement nommé Nouvelle Initiative pour le Congo, NIC en sigle qui compte outre sa CDC, le NDR, le PDSC, le RADECO, le RSF, l’ADELIR, etc.
ALUNGA MBUWA.



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